Ashvini mudra ou geste de la jument

c’est la contraction du sphincter interne de l’anus ou rectum (gudhadara). on le superpose dans des pratiques à la contraction du plancher pelvien (mulabandha). on l’active par accoups selon un rythme proposé sans jamais relâcher  mulabandha. il permet l’effervescence des énergies de la base, la structure énergétique est stimulée et dans une pratique assidue, le cours d’apana vayu va peut être s’inverser…

mulabandha :

extrait de la Goraksha-paddhati, commentée par Christian Tikhomiroff

81) Mûla-bandha s’exécute en pressant le talon gauche contre yoni et en contractant l’anus afin de tirer apâna vers le haut.

82) En unifiant prâna et apâna grâce à mûla-bandha la production de l’urine et des autres éléments est réduite. Même un vieillard peut redevenir jeune s’il le pratique régulièrement.

83) Le yogin doit être seul, il doit prendre la posture du lotus, tenir son corps et sa tête droits, fixer le bout du nez, et émettre en continue le son « OM ».

84) Om est la lumière suprême qui soutient par son rythme (mâtrâ) les énergies de la lune, du soleil et du feu ainsi que les plans bhûh (terre) , bhuvah (région intermédiaire) et svah (ciel).

85) Om est la suprême lumière qui soutient les trois temps, les trois Veda, les trois mondes, les trois inflexions sonores (front, cœur et base), les trois dieux.

 86) Om est la suprême lumière qui soutient les trois énergies : kriyâ l’action, icchâ le désir, jnâna la connaissance ainsi que leur trois divinités brâhmî, raudrî et vaishnavî.

87) Om est la suprême lumière qui soutient les trois rythmes sous forme de syllabe a, u et m connu aussi comme le bindu.

88) Om est la lumière suprême que l’on doit répéter sans cesse comme un bîja afin qu’il emplisse tout le corps. Om doit également habiter en permanence l’esprit.

89) Qu’il soit pur ou impur, celui qui récite continuellement le pranava n’est plus contaminé par ses erreurs, à l’image de la feuille de lotus qui n’est pas mouillée par l’eau.
Commentaire: Om est le pranava.

90) Tant que l’air est en mouvement, le bindu l’est aussi. Si l’air s’arrête le bindu aussi. Si le yogin atteint la véritable immobilité, le souffle suivra.
Commentaire: bindu c’est l’énergie subtile du souffle qui a son germe dans le sexe.

91) Tant que le souffle reste dans le corps jîva y reste aussi. Le départ du souffle c’est la mort. C’est pourquoi on doit immobiliser le souffle.

92) Tant que le souffle est immobile dans le corps, la pensée n’est plus troublée. Aussi longtemps que le regard intérieur voit la lumière de bhru pourquoi craindre la mort ?

93) C’est parce que Brahma, les yogin et les sages avaient peur de la mort qu’ils se sont tous mis à pratiquer prânâyâma. C’est pourquoi il faut immobiliser le souffle.

94) Le souffle inspiré et expiré « ham »/ »sa » emprunte la voie externe qui va jusqu’à 36 doigts des narines gauche et droite: on le nomme prâna.

95) Quant l’ensemble du filet des nâdî, habituellement obstrués, est purifié le yogin devient capable de contrôler l’ensemble de ses forces vitales (samgrahana).
Commentaire: le filet des nâdî est la trame de la structure énergétique dans laquelle se trouvent également, entre autre, les cakra et les âdhâra.